Tout savoir sur le diagnostic ERP (2026)
Vendre un bien immobilier, c’est déjà assez stressant. Inutile d’ajouter un blocage au compromis pour un document oublié.
Le diagnostic ERP (État des Risques et Pollutions) fait partie des pièces qui rassurent tout le monde, parce qu’il indique clairement si l’adresse est concernée par des risques (inondation, sismicité, radon, risques technologiques…) ou par certaines obligations liées à la pollution.
Quand l’ERP manque, quand il est périmé, ou quand il est mal rempli, la vente peut se tendre pour rien : demandes de corrections, délais qui s’allongent, discussions sur le prix.
Qu’est ce que le diagnostic ERP?
Le diagnostic ERP signifie État des Risques et Pollutions. Ce document informe sur l’exposition d’un bien à des risques et nuisances définis par la réglementation, à partir de son adresse et des zonages officiels.
Il couvre notamment :
→ risques naturels (inondation, mouvement de terrain, avalanche, etc.),
→ risques miniers,
→ risques technologiques,
→ sismicité,
→ radon (selon la zone),
→ informations liées à la pollution des sols quand le bien se situe dans un secteur concerné.
Le diagnostic ERP prend la forme d’un formulaire accompagné d’annexes/cartographies quand nécessaire. Il ne mesure rien sur place, il restitue des informations administratives issues de bases et arrêtés.
Important : un ERP reste valable 6 mois. Si un nouvel arrêté ou un changement de zonage intervient, une mise à jour s’impose avant signature.

Pourquoi effectuer un diagnostic ERP en 2026 ?
Parce qu’un acheteur a besoin de savoir où il met les pieds. L’ERP met sur la table, dès le départ, les informations de risque liées à l’adresse. Moins de surprises, moins de tensions au moment de signer.
- Éviter les retards de vente : Un ERP manquant ou à refaire au dernier moment déclenche souvent un aller-retour inutile entre agence, notaire et vendeur.
- Réduire les négociations “de dernière minute” : Quand l’information arrive tard, elle devient un levier de pression. Quand elle arrive tôt, elle s’intègre naturellement à la décision.
- Sécuriser le dossier vendeur : Un ERP clair, daté, cohérent avec les annexes limite les contestations et protège en cas de désaccord après signature.
- Rassurer les acheteurs prudents : Certains profils (familles, investisseurs, primo-accédants) veulent une lecture simple du niveau d’exposition. L’ERP répond à cette attente.
Le diagnostic ERP est-il obligatoire ?
Oui, le diagnostic ERP est obligatoire dès que le bien se situe dans un périmètre concerné par au moins un risque ou une obligation couverts par l’ERP (risques naturels, miniers, technologiques, sismicité, radon, pollution des sols selon les secteurs).
Trois règles cadrent la vente :
- Remise dès la première visite (si visite) : Le document se communique tôt, pour éviter une découverte tardive au moment du compromis.
- Annexe au compromis et à l’acte de vente : L’ERP fait partie du dossier transmis au notaire. Une signature de l’acquéreur atteste de l’information.
- Validité : 6 mois : Un ERP périmé se refait, même si la situation semble inchangée. Un changement d’arrêté ou de zonage impose aussi une mise à jour avant signature.
Les 5 étapes du diagnostic ERP
1. Vérifier si l’adresse est concernée
Tout part de l’adresse. Le diagnostic ERP ne dépend ni de l’état du logement, ni des travaux réalisés, ni du “ressenti” sur le quartier. Il dépend des zonages officiels applicables au lieu.
L’objectif est d'identifier si le bien se situe dans une zone couverte par au moins un risque (naturel, minier, technologique), par un niveau de sismicité, par un zonage radon, ou par un secteur lié à la pollution des sols.
Cette vérification évite deux erreurs fréquentes : produire un ERP incomplet (par oubli d’un zonage) ou produire un ERP “par défaut” alors que le bien n’est pas concerné.
2. Rassembler les informations nécessaires
Une fois l’adresse confirmée, les informations doivent être prêtes pour remplir l’ERP sans approximations. Le but n’est pas d’ajouter des pages, mais d’avoir un dossier cohérent, lisible, et facile à vérifier.
3 éléments à préparer :
- l’adresse complète (numéro, voie, code postal, commune)
- la nature de la vente (vente, location) et l’identification du bien (appartement, maison, lot)
- les documents de zonage et annexes associés (cartes, arrêtés, informations officielles) qui justifient les cases cochées dans l’ERP
3. Remplir le formulaire ERP de façon rigoureuse
Le formulaire ERP doit refléter exactement ce que disent les zonages officiels, sans “interprétation”. Chaque rubrique cochée doit pouvoir être justifiée par une annexe ou une information officielle, sinon le document devient contestable.
Les erreurs qui créent des retours en arrière sont presque toujours les mêmes : une case cochée sans annexe, une annexe jointe mais pas mentionnée dans le formulaire, ou une incohérence entre l’adresse du bien et l’adresse indiquée sur l’ERP.
Un bon ERP se reconnaît à sa lecture, en une minute, l’acquéreur comprend si le bien est concerné, par quoi, et sur quelle base.
4. Vérifier la date de validité (et actualiser si besoin !)
Un ERP n’est pas “bon une fois pour toutes”. Il a une durée de validité de 6 mois, et il doit rester aligné avec les informations officielles au moment de la signature.
Si la vente traîne, si une nouvelle information réglementaire tombe, ou si un zonage évolue entre la première version et le compromis, un ERP actualisé évite le scénario classique : tout le dossier est prêt, mais la signature se décale pour un document périmé.
Vérifier aussi la date figurant sur l’ERP juste avant l’envoi au notaire, puis juste avant la signature. Deux contrôles simples, zéro mauvaise surprise.
5. Transmettre l’ERP au bon moment dans le dossier de vente
L’ERP n’a pas vocation à rester “dans un coin” jusqu’au compromis. Plus il circule tôt, plus il évite les crispations tardives, surtout quand un acheteur découvre un risque au dernier moment.
Idéalement, l’ERP est communiqué dès la mise en commercialisation, puis intégré au dossier transmis pour la promesse ou le compromis. Une version claire, datée, avec les annexes correspondantes, suffit.
Dernier point : si une mise à jour a été faite, seule la version la plus récente doit être transmise. Deux versions différentes dans un même dossier créent de la confusion, et donc des demandes de clarification.
Conclusion
Vendre un bien immobilier avec un diagnostic ERP clair et à jour évite des frictions inutiles au moment où tout doit s’accélérer. Le document ne juge pas le bien. Il informe et sécurise la transaction.
Trois réflexes font la différence. Vérifier l’adresse. Remplir sans approximation. Contrôler la validité juste avant chaque signature. Quand ces bases sont respectées, le dossier avance plus vite, les échanges avec le notaire sont plus fluides, et les négociations de dernière minute perdent leur levier.
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